Dans la recherche de rendements et d'une efficacité optimaux dans les serres modernes, la maîtrise de l'environnement s'est étendue des aspects macroscopiques de la température et de l'humidité de l'air aux interfaces microscopiques des couverts végétaux et même des feuilles. Ces dernières, organes essentiels à la photosynthèse, à la transpiration et aux échanges gazeux chez les cultures, voient leur activité physiologique, leur état de stress et leur risque de maladies directement influencés par la température, l'humidité et le microenvironnement de leur surface. Or, cette interface cruciale est longtemps restée une « boîte noire ». L'introduction de capteurs de température et d'humidité à la surface des feuilles a permis d'étendre la surveillance directement à la surface des cultures, offrant ainsi des données d'une précision inédite pour la gestion des serres et inaugurant une nouvelle ère, passant d'une simple « gestion environnementale » à une véritable « gestion physiologique des cultures ».
I. Pourquoi s’intéresser au microclimat de la « surface des feuilles » ?
Les données de température et d'humidité de l'air de la serre ne reflètent pas fidèlement l'état réel de la surface foliaire. En raison de la transpiration, des transferts de chaleur par rayonnement et de l'effet de couche limite, il existe souvent une différence significative entre la température de la surface foliaire et celle de l'air (qui peut être de 2 à 8 °C inférieure, voire supérieure). De plus, la durée de condensation de la rosée ou de l'humidité sur la surface foliaire est un paramètre que l'humidité de l'air ne peut pas représenter directement. Ce micro-environnement est essentiel à de nombreux processus :
Le terrain propice aux maladies : La germination des spores et l'infection de la grande majorité des maladies fongiques et bactériennes (telles que le mildiou, la pourriture grise et l'oïdium) dépendent strictement de la durée spécifique d'humidité continue à la surface de la feuille et de la plage de températures.
La « valve » de la transpiration : L’ouverture et la fermeture des stomates des feuilles sont déclenchées par la température des feuilles et la différence de pression de vapeur d’eau entre les feuilles et l’air, affectant directement l’efficacité de l’utilisation de l’eau et le taux de photosynthèse.
Indicateurs de stress physiologique : une augmentation anormale de la température des feuilles peut être un signe précoce de stress hydrique, de problèmes racinaires ou d’excès de lumière.
II. Technologie des capteurs : Simulation de la « peau sensible » des pales
Le capteur de température et d'humidité de la surface des feuilles n'est pas installé directement sur les feuilles elles-mêmes, mais il s'agit d'un élément de détection soigneusement conçu qui peut simuler les caractéristiques thermiques et d'humidité typiques des feuilles.
Conception bionique : sa surface de détection simule de véritables pales en termes de matériau, de couleur, d’angle d’inclinaison et de capacité thermique, garantissant ainsi que sa réponse au rayonnement, à la convection et à la condensation soit cohérente avec la hauteur des pales réelles.
Surveillance synchrone à deux paramètres
Température de la surface foliaire : Mesurer avec précision la température de la surface foliaire simulée afin de refléter l’état du bilan énergétique du couvert végétal.
Humidité/état humide de la surface foliaire : en mesurant les variations de la constante diélectrique ou de la résistance, déterminer avec précision si la surface de détection est sèche, humide (avec de la rosée ou juste après l’irrigation) ou saturée, et quantifier la durée de l’humidité foliaire.
Non destructif et représentatif : il évite les dommages ou les interférences qui pourraient être causés par le contact avec de vraies feuilles et peut être déployé à plusieurs endroits pour représenter le microclimat de différentes positions de la canopée.
III. Applications révolutionnaires dans les serres
La référence absolue en matière de prédiction des maladies et de contrôle précis
C’est là la principale valeur ajoutée du capteur de surface foliaire.
Exercice : Préréglez les modèles de durée de température et d’humidité pour l’apparition de maladies spécifiques (comme le mildiou de la tomate et le mildiou du concombre) dans le système. Le capteur surveille en continu les conditions réelles de température et d’humidité à la surface des feuilles.
Décision : Lorsque les conditions environnementales atteignent continuellement la « fenêtre critique » d’infection par une maladie, le système émet automatiquement une alerte précoce de haut niveau.
Valeur
Mise en œuvre d'une application préventive de pesticides : Effectuer un contrôle précis pendant la période la plus efficace, avant que les bactéries pathogènes ne puissent infecter ou au début de l'infection, enrayant ainsi la maladie à la racine.
Réduisez significativement l'utilisation des pesticides : modifiez le modèle d'application régulier pour privilégier une application à la demande. L'expérience montre que cela permet de réduire de 30 à 50 % la fréquence des pulvérisations inutiles, diminuant ainsi les coûts et les risques liés aux résidus de pesticides.
Soutenir la production verte : c'est un outil technique clé pour parvenir à une gestion biologique ou intégrée des ravageurs et des maladies.
2. Optimiser les stratégies de contrôle environnemental pour éviter le stress physiologique
Exercice : Surveillance en temps réel de la différence entre la température des feuilles et la température de l'air.
Décision
Lorsque la température des feuilles est nettement supérieure à la température de l'air et continue d'augmenter, cela peut indiquer une transpiration insuffisante (absorption d'eau limitée par le système racinaire ou humidité élevée provoquant la fermeture des stomates), et il est nécessaire de vérifier l'irrigation ou d'augmenter la ventilation.
Durant les nuits d'hiver, en surveillant le risque de condensation à la surface des feuilles, le chauffage peut être contrôlé avec précision ou le ventilateur de circulation interne peut être mis en marche pour éviter que la surface foliaire ne soit exposée, réduisant ainsi le risque de maladies.
Valeur ajoutée : Réguler plus directement l'environnement de la serre en fonction des réponses physiologiques des cultures, améliorant ainsi la santé des cultures et l'efficacité de l'utilisation des ressources.
3. Guider l'irrigation précise et la gestion de l'eau et des engrais
Pratique : Combinée aux données sur l’humidité du sol, la température de la surface des feuilles est un indicateur sensible pour évaluer le stress hydrique des cultures.
Conclusion : L’après-midi, lorsque le soleil est intense, une hausse anormale de la température des feuilles peut indiquer que, même si l’humidité du sol reste acceptable, la transpiration a dépassé la capacité d’approvisionnement en eau du système racinaire. Il est alors nécessaire d’envisager un arrosage d’appoint ou une pulvérisation pour rafraîchir le feuillage.
Valeur ajoutée : Améliorer la gestion de l'eau et prévenir les pertes de rendement et de qualité dues à un stress hydrique latent.
4. Évaluer l'efficacité des mesures agronomiques
Exercice : Comparez les changements du microclimat de la surface foliaire au sein de la canopée avant et après la mise en œuvre de différentes opérations agronomiques (telles que l'ajustement de l'espacement des rangs, l'utilisation de différents types de couvertures et la modification des stratégies de ventilation).
Valeur : Évaluer quantitativement les effets réels de ces mesures sur l'amélioration de la ventilation des couverts végétaux, la réduction de l'humidité et l'équilibrage de la température, en fournissant des données pour optimiser les plans de culture.
IV. Points de déploiement : Capture du signal réel de la canopée
Représentativité de l'emplacement : Il doit être déployé à un emplacement représentatif au sein de la canopée de la culture, généralement à la hauteur des principales feuilles fonctionnelles au milieu de la plante, et éviter la ligne d'eau de l'irrigation par aspersion directe.
Surveillance multipoints : Dans les grandes serres ou les serres à travées multiples, plusieurs points de mesure doivent être déployés dans différentes zones (près des bouches d’aération, au milieu et à l’extrémité) afin de saisir les variations spatiales du microclimat.
Calibrage et maintenance réguliers : assurez-vous que la surface de détection est propre et que les caractéristiques de la pale simulée n’ont pas changé afin de garantir la fiabilité à long terme des données.
V. Cas empirique : Gestion « zéro occurrence » du mildiou de la tomate fondée sur les données
Une serre de tomates de haute technologie aux Pays-Bas a mis en place un réseau de surveillance de la température et de l'humidité de la surface foliaire. Ce système intègre un modèle d'infection du mildiou de la tomate. Voici un exemple de cycle de production printanier :
Le capteur a détecté à plusieurs reprises que la durée d'humidité de la surface des feuilles pendant la nuit avait atteint le seuil de risque de maladie, mais les conditions de température n'ont pas été pleinement réunies.
2. Ce n’est que pendant la « période à haut risque » où les conditions de température et d’humidité ont été simultanément remplies à trois reprises que le système a émis l’avertissement d’application de pesticides de niveau le plus élevé.
3. Les producteurs n’ont mis en œuvre des mesures de contrôle ciblées et précises qu’après les trois avertissements ci-dessus.
Tout au long de la saison de croissance, la serre a réussi à éliminer complètement le mildiou de la tomate en réduisant la fréquence des applications préventives de pesticides de 12 à 3 fois. Parallèlement, la réduction des interventions manuelles et mécaniques lors de l'application des pesticides a permis une croissance plus stable des cultures et une augmentation du rendement final d'environ 5 %. Le responsable de la serre a déclaré : « Auparavant, nous pulvérisions des pesticides chaque semaine par précaution. Désormais, le capteur de surface foliaire nous alerte lorsque le risque est réel. Il ne s'agit pas seulement d'économies, mais aussi d'un profond respect pour les cultures et l'environnement. »
Conclusion
Dans le contexte de l'évolution de la production en serre vers l'ultra-précision, la perception directe de l'état physiologique des cultures devient un atout concurrentiel majeur, dépassant la simple maîtrise de l'environnement. Le capteur de température et d'humidité foliaire offre aux producteurs une vision précise de la respiration des feuilles et leur permet de détecter les maladies latentes. Il transforme les cultures, de simples objets gérés, en entités intelligentes qui expriment activement leurs besoins. En décryptant le microclimat foliaire, la gestion des serres passe d'une régulation extensive des paramètres environnementaux à une gestion proactive et prédictive, centrée sur la santé et les besoins physiologiques des cultures. Il s'agit là d'une avancée technologique majeure, mais aussi d'une application concrète du concept d'agriculture durable : optimiser la production et préserver l'harmonie écologique avec une intervention minimale. Grâce au développement des algorithmes, ces données seront davantage intégrées à l'intelligence artificielle des serres, propulsant l'agriculture sous serre dans une nouvelle ère d'intelligence artificielle, où l'on connaîtra la température des cultures et où l'on comprendra leurs besoins.
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Date de publication : 24 décembre 2025
